Sélectionner une page

Les effets du tabagisme sur la santé ne sont plus à démontrer. Chaque année, le tabac tue près de 7 millions de personnes dans le monde. Si la majorité d’entre eux sont les fumeurs eux-mêmes, il existe une part non négligeable de non-fumeurs qui en sont également victimes. On les appelle également des fumeurs passifs. Ils sont dits passifs parce qu’ils inhalent involontairement la fumée dégagée par les fumeurs. De nombreuses études ont démontré les dangers de ce tabagisme passif. Dans cet article, vous découvrirez l’impact du tabagisme passif sur les enfants et les adultes et comment s’en protéger.

Pourquoi le tabagisme passif est-il dangereux pour la santé ?

Le tabagisme passif désigne le fait d’inhaler involontairement la fumée émise par la combustion de la cigarette, aussi appelée fumée secondaire, ou celle rejetée par le fumeur après qu’il l’ait inhalée lui-même. Il concerne ainsi l’entourage du fumeur, les personnes qu’il croise au quotidien et le fœtus dans le ventre d’une femme fumeuse active ou passive.

La fumée du tabac contient plus de 4 000 substances chimiques, dont plus de 50 qui sont cancérigènes. De nombreuses études ont démontré que la fumée secondaire, en cause dans le tabagisme passif, est toute aussi nocive que la fumée primaire, voire plus. En effet, sa durée d’émission est plus longue (environ 10 minutes) que celle de la fumée rejetée par le fumeur (20 – 30 secondes). Elle contient aussi plus de produits toxiques, car elle n’a pas été filtrée ni par la cigarette elle-même ni par les poumons du fumeur.

Quels sont les effets du tabagisme passif ?

Au-delà de la gêne provoquée dans l’immédiat (irritation des yeux, du nez et de la gorge), le tabagisme passif augmente aussi les risques d’attraper un certain nombre de maladies (cancers, maladies cardio-vasculaires, maladies respiratoires, etc.) et aggrave des pathologies existantes.

Bien que ces risques soient moins importants que chez le fumeur actif, ils sont bien réels. En France, le tabagisme passif tuait 6 000 personnes en 2006. Grâce aux mesures prises par le gouvernement, dont la séparation des zones fumeurs et non-fumeurs, ce chiffre est descendu à 5 000 en 2012.

Le tabagisme passif plus risqué que le vapotage passif

Que ce soit pour les fumeurs actifs eux-mêmes ou pour les fumeurs passifs, la fumée du tabac présente des risques accrus sur la santé. Si la meilleure des solutions reste le sevrage, pour certains l’arrêt passe d’abord par des phases intermédiaires, dont le vapotage. Cette solution alternative est connue pour aider à diminuer la consommation de tabac, mais aussi et surtout pour réduire les effets de la cigarette traditionnelle sur les fumeurs actifs et passifs. L’Académie de la médecine vient d’en donner la confirmation. Vapoter serait moins nocif que fumer.

Le vapotage serait donc une solution à envisager pour réduire les risques du tabagisme passif. D’autant plus que la fumée vapotée disparaît quasiment en moins d’une minute.

La cigarette électronique, connue aussi sous le nom de e-cigarette, est un dispositif électronique apparu il y a une dizaine d’années pour servir de substitut à la cigarette traditionnelle. Elle consiste à chauffer un e-liquide qui va se transformer par la suite en vapeur que le vapoteur inhale. Le e-liquide contient une dose plus ou moins importante de nicotine, de la glycérine végétale, du propylène glycol, de l’eau ou de l’alcool et des arômes. Les vapoteurs peuvent donc choisir la dose de nicotine contenue dans leur e-cigarette, mais aussi son arôme. Ils peuvent trouver des e liquides sur ce site. Il est vendu séparément et se décline en de nombreux arômes : fruités, mentholés, classiques, gourmands, boissons, etc.

maladies dues au tabagisme

Les conséquences du tabagisme passif sur les adultes

Le tabagisme passif issu de la cigarette traditionnelle augmente de 27% les risques de maladies cardiaques chez les adultes. De nombreuses études, dont celle menée par une association américaine du cœur en 2005, ont montré que l’interdiction de fumer dans les lieux publics dans la ville de Montana a fait chuter d’un quart la fréquence des infarctus en l’espace de deux ans.

L’exposition prolongée à la fumée secondaire augmente aussi de 25% les risques de cancer, dont essentiellement le cancer du poumon, mais aussi les cancers des sinus de la face, du larynx, du pancréas, ou encore du col utérin.

Par ailleurs, une personne exposée de manière prolongée au tabagisme passif a aussi plus de risques de faire de l’asthme et de développer des maladies respiratoires.

Enfin, le tabagisme passif est à l’origine de l’augmentation des risques d’accidents vasculaires cérébraux à cause du fait qu’il altère les parois artérielles.

Les risques du tabagisme passif pour l’enfant et le nourrisson

Tout comme les adultes, les enfants et les nourrissons ne sont pas épargnés par les dangers du tabagisme passif. Ils sont même plus vulnérables que ces premiers à cause de leurs poumons plus petits et de leur système immunitaire moins développé.

Le tabagisme passif double le risque de mort subite chez le nourrisson. Il augmente aussi de 72% le risque de bronchite et l’intensité et la fréquence des crises si l’enfant est asthmatique.

L’exposition involontaire de l’enfant à la fumée du tabac augmente aussi les risques qu’il développe des otites ou des rhinopharyngites.

Le tabagisme passif augmente en outre les risques de cancer à l’âge adulte. Cette conclusion a été tirée d’une étude américaine réalisée en 2006 au cours de laquelle des chercheurs ont découvert des substances cancérigènes dans les urines de bébés dont les parents sont fumeurs.

Les effets du tabagisme passif sur le fœtus

Contrairement à ce que beaucoup croient, le fœtus peut aussi souffrir de l’exposition de la femme enceinte à la fumée involontaire. Les substances chimiques contenues dans la fumée arrivent dans le sang maternel et celui du bébé. Par ailleurs, le tabagisme passif peut aussi augmenter le risque de fausses couches et d’accouchement prématuré.

Comment lutter contre le tabagisme passif ?

La lutte contre le tabagisme passif passe par la prise de conscience. Les fumeurs doivent être responsabilisés pour qu’ils n’exposent pas leur entourage au tabagisme passif. Ils doivent sortir pour fumer : dans le jardin, sur le balcon, dans la rue. Il est aussi dans leur propre intérêt de prendre conscience des risques de cette mauvaise habitude, et de réaliser que les craintes comme la prise de poids ou la nervosité peuvent être jugulées avec les bonnes méthodes et en contactant les services disponibles.

Aujourd’hui, les lois antitabac sont en vigueur partout dans le monde. Celles-ci interdisent le fait de fumer dans les lieux publics. Les fumeurs doivent être conscientisés sur le respect de ces interdictions.