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Au nouvel an 2018, le gouvernement français a mis en application le nouveau calendrier pour l’année 2018, un calendrier qui n’a pas fait l’objet de révision pour la période 2019-2020. Ainsi, depuis le 1er janvier 2018, 11 vaccins sont devenus obligatoires pour chaque enfant, contre 3 précédemment. Pour ces derniers, il s’agissait des vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. À l’époque, le gouvernement recommandait seulement 8 autres vaccins :

  • l’hépatite B ;
  • les oreillons ;
  • la rougeole ;
  • le méningocoque C ;
  • la coqueluche ;
  • la rubéole ;
  • le pneumocoque ;
  • ainsi que l’haemophilus influenzae B.

Ainsi, le changement majeur apporté au calendrier de vaccination français réside dans ces 8 vaccins, devenus obligatoires depuis le 1er janvier 2018.

Les raisons derrière l’extension de la vaccination obligatoire

Il faut savoir que, dans l’Hexagone, les lacunes portées sur la couverture vaccinale ont provoqué la survenue de certaines maladies contagieuses qui peuvent se révéler dangereuses pour les enfants et les personnes sensibles. Pour à la fois venir à bout de ce mal et favoriser à nouveau la vaccination, la ministre des solidarités et de la santé s’est dit prête à rendre obligatoire la vaccination contre les 8 maladies sévissant sur la petite enfance.

Pour l’anecdote, rappelons que fin juin 2017 à Marseille, une jeune fille de 16 ans succombe à une forme rare de rougeole, une maladie contre laquelle elle n’était pas vaccinée. Et cette adolescente n’était pas la seule victime de cette maladie puisque la rougeole a déjà causé la mort de 10 enfants en France depuis 2008. En effet, de plus en plus de Français ne font pas confiance à la vaccination : si l’efficacité des vaccins est largement reconnue ailleurs dans le monde, plus de 2 personnes sur 5 affirment ne pas faire confiance à la vaccination, selon une enquête publiée dans la revue EBioMedicine et relayée par Vaccination Info Service.

Quels changements dans les programmes de vaccination ces dernières années ?
Quels changements dans les programmes de vaccination ces dernières années ?

Défaut de vaccination : quelles sanctions pour les parents ?

Chaque année, l’OMS, en collaboration avec le centre de vaccination international, propose une stratégie vaccinale pour chacun des pays du monde entier. Il appartient ensuite à chaque gouvernement d’adapter la stratégie en fonction des problèmes intérieurs et de son budget de vaccination. Dans l’Hexagone, le calendrier vaccinal est élaboré par le Comité technique des vaccinations obligatoires.

Il faut savoir que les 11 vaccins obligatoires sont indispensables à chaque enfant pour son admission dans une collectivité, telle qu’une école ou une crèche. Cependant, en dépit de la nécessité de ces vaccinations, les parents récalcitrants ne seront pas sanctionnés, étant donné que les sanctions stipulées par le Code de la santé publique sont abrogées. Par contre, les parents doivent toujours maintenir l’obligation de protection des enfants, à défaut de quoi, ils seront exposés à des sanctions pénales. De ce fait, un enfant qui n’a pas reçu un vaccin et qui aurait un handicap aura le droit d’exposer ses parents à des poursuites pénales.