​L’utili​​sation de compléments nutritionnels et de compléments alimentaires s’est généralisée au cours du XXe siècle. Au cours des vingt dernières années, l’utilisation de ces produits alimentaires, obtenus à partir de sources naturelles s’est considérablement accrue dans le monde entier. Ainsi, les compléments alimentaires font désormais partie des habitudes quotidiennes de millions de personnes. Toutefois, une question se pose : quelle est la réglementation qui régit les compléments alimentaires ?

Qu’est-ce qu’un complément alimentaire selon la loi ?

La législation en vigueur définit les compléments comme : « des produits alimentaires ayant pour but de compléter l’alimentation courante et qui constituent des sources concentrées de nutriments, tels que des minéraux, des vitamines ou d’autres types substances ayant des effets physiologiques et nutritionnels avérés ». Les bénéfices des compléments alimentaires sont variés. D’un point de vue législatif, les compléments alimentaires appartiennent à la macro-catégorie des aliments. De cette définition, il ressort que les compléments alimentaires ont un rôle physiologique visant à contribuer au bien-être de l’organisme, sans but thérapeutique.

Quelle est la procédure de mise sur le marché des compléments alimentaires ?

La législation prévoit que la présentation des produits n’attribue pas au complément des propriétés thérapeutiques, à savoir la capacité de prévenir ou de guérir des maladies. Par ailleurs, la mise sur le marché d’un complément alimentaire est soumise à sa déclaration auprès du Ministère de la Santé afin de faire figurer le produit dans une liste spécifique. Si le Ministère considère que le produit représente un danger pour la santé publique, il peut en interdire la commercialisation.

La composition des compléments alimentaires est-elle contrôlée ?

En ce qui concerne les composants entrant dans la formule d’un complément alimentaire, il est nécessaire de suivre les indications précises énoncées par le ministère de la santé. En plus de cela, il est nécessaire d’évaluer soigneusement et avec des supports technico-scientifiques appropriés, chaque ingrédient ajouté et la quantité relative afin d’éviter des problèmes après la mise sur le marché.

Quelle est la réglementation des compléments alimentaires

Quelles informations doivent figurer sur l’étiquette des compléments alimentaires ?

Conformément à la loi, l’étiquette doit porter la nomenclature « complément alimentaire » ou ses synonymes. Des propriétés thérapeutiques et/ou curatives ne doivent pas être attribuées au produit sur l’étiquette, ni aucune référence à celles-ci. L’étiquette doit obligatoirement comporter les éléments suivants: 

  • Le nom des différentes substances qui composent le complément alimentaire;
  • La dose quotidienne recommandée;
  • Les avertissements concernant une utilisation excessive;
  • « Tenir hors de portée des enfants »;
  • Les effets physiologiques et nutritionnels attribués au complément alimentaire.

La production des compléments alimentaires est-elle encadrée ?

Les directives concernant la production et le conditionnement d’un complément alimentaire sont très strictes. La production et le conditionnement des compléments alimentaires doivent être effectués dans des établissements autorisés et considérés comme appropriés par le Ministère de la Santé.

La publicité autour des compléments alimentaires est-elle encadrée ?

Selon la réglementation en vigueur, la publicité des compléments est soumise à deux interdictions fondamentales. Ce sont :

  • L’interdiction de tromperie;
  • L’interdiction d’attribuer au produit des propriétés propres à prévenir, traiter ou guérir des maladies.

La publicité des suppléments recommandés pour la réduction de poids ne peut faire aucune référence au temps ou à la quantité de perte de poids consécutive à leur utilisation. Il doit plutôt rappeler la nécessité de suivre un régime hypocalorique et une activité sportive adéquate, en évitant un mode de vie sédentaire. Le message publicitaire doit explicitement lister attentivement les avertissements, s’il y en a.