Le syndrome de Poland demeure jusqu’à nos jours une maladie rare de source inconnue qui touche 1 cas sur 30 000 à la naissance chaque année dans le monde. Les hommes sont plus touchés que les femmes.

On observe une absence constante de la portion sternocostal du muscle grand pectoral associés à différents niveaux de malformations. Au niveau du sein, la peau est fine et les glandes diminuent ou même s’absentent avec une asymétrie très considérable. La position, la taille et la couleur de l’aréole et du mamelon diffère de la normale.

Le thorax présente une absence de muscle grand dorsal avec anomalie du sternum et des côtes.

Syndrome de Poland : but de l’opération

L’objectif de l’opération est de remettre en bon état la silhouette telle que la normale en s’inspirant du modèle du côté opposé. Le travail de la chirurgie consiste à obtenir un résultat symétrique tant au niveau de la forme que du volume. La conduite dépend en tout du type de malformation. Il peut arriver de faire plusieurs interventions en cas de déformations importantes.

Où se faire opérer ?

Il est bien évidemment possible de se faire opérer en France, à l’hôpital public ou en cliniques privées. Il est également de plus en plus commun de se faire opérer à l’étranger pour deux raisons. La première est de bénéficier des soins d’un chirurgien en particulier. C’est le cas du docteur Benito qui opère le syndrome de Poland en Espagne et qui a vu la demande pour ces services provenant de patients français se multiplier ces dernières années. Le docteur Benito, un chirurgien internationalement renommé et qui traite le syndrome de Poland avec les solutions d’implant en silicone, de transfert de graisse, de prothèse mammaire, de lambeau du gland dorsal et de la reconstruction de l’aréole et du mamelon. La seconde raison est le prix, puisque les coûts sont moins importants dans certains pays Européens. De plus, certains médecins comme le chirurgien Jesús Benito Ruiz proposent une consultation pré-opération du syndrome de Poland gratuite.

bloc operatoire

Préparation à l’intervention pour syndrome de Poland

Consultations préopératoires

En deux semaines il faut au moins deux consultations. Durant ces rendez-vous de consultations le chirurgien s’informera des raisons qui conduisent les patients à vouloir se faire opérer. Ainsi il saura les précautions à prendre pour bien débuter l’intervention. Après un examen chirurgical avec le patient, il peut définir l’objectif de l’opération et le volume souhaité. Un scanner sera toutefois réalisé afin de confectionner un implant en silicone au cas échéant.

Choix concernant l’intervention

Le nombre d’interventions, la stratégie thérapeutique à adopter et la prise en charge dépendent du niveau de déformation. Les techniques chirurgicales utilisées sont :

  • Implant sur mesure
  • Prothèse mammaire
  • Injection de graisse ou lipofilling
  • Lambeau de grand dorsal dans les cas les plus sévères de la femme
  • Reconstruction de l’aréole et du mamelon

Se faire opérer dans les meilleures conditions

Afin de réaliser l’opération dans les meilleures conditions, le patient doit être clairement informé du but de l’opération et des conditions de cicatrisation. Si une femme attend un enfant ou si elle souhaite tomber enceinte l’année suivante, le calendrier de la chirurgie doit être ajusté en conséquence. Il est recommandé d’attendre au moins six mois après la grossesse et après la fin de l’allaitement pour effectuer cette procédure. La fin de la croissance est également nécessaire pour ce type d’intervention.

Selon la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique, le tabac est une contre-indication à ce type de chirurgie. La seule alternative autorisée est l’e-cigarette sans nicotine.

Syndrome de Poland : suites opératoires

Douleurs post-opératoires

Lorsqu’une reconstruction du sein par lambeau de grand dorsal a été réalisé, la procédure peut être douloureuse. Il est systématiquement prescrit d’utiliser des analgésiques appropriés pour soulager l’inconfort.

Syndrome de Poland : cicatrices

L’emplacement de la cicatrice varie avec le choix de la procédure.

Pour les implants en silicone, la taille est variable et est généralement placée dans le pli sous le sein. Pour les implants mammaires, il peut être situé sous le pli mammaire, sous l’aréole ou sous l’aisselle. Pour le lipofilling, les cicatrices sont de quelques millimètres et se cachent dans les plis et les zones couvertes. Pour le lambeau de grand dorsal, si un prélèvement cutané est nécessaire, la cicatrice peut être sur le dos, ou si seul le muscle est retiré, elle peut être à l’extérieur de la poitrine.