Également connue sous le nom d’alopécie, la calvitie est une affection caractérisée uniquement par la perte partielle ou totale de la chevelure. Cette pathologie touche principalement les hommes. Ainsi, en France, plus de 9 millions de Français sont touchés par ce problème. À ce jour, il n’existe aucun remède efficace pour arrêter la progression de la maladie lorsqu’elle commence. Cependant, il existe des traitements palliatifs qui permettent de masquer le crâne dégarni. Au nombre de toutes les solutions existantes pour traiter la calvitie, l’implant capillaire est de plus en plus adopté par les patients. Alors, à quel moment faut-il penser à cette alternative ? C’est ce que vous découvrirez dans la suite de cet article.

Avant de penser aux implants capillaires, analysons les causes de la calvitie

Avant de rentrer dans le vif du sujet et de vous donner plus d’informations sur l’implant capillaire, il est utile de présenter les causes de la calvitie. L’alopécie est une maladie qui se déclare généralement entre l’adolescence et la quarantaine, aussi bien chez l’homme que chez la femme. Cette pathologie est provoquée par plusieurs facteurs.

Ainsi, une asthénie, ou fatigue extrême peut causer une perte de cheveux partielle ou complète. Effectivement, dès que l’organisme ressent cette grande fatigue, le système organique rattaché à la pilosité crânienne devient faible, entrainant ainsi une réduction considérable des sécrétions d’hormones et du liquide sanguin.

Par ailleurs, si vous commencez à perdre vos cheveux, cela peut être aussi dû à état de stress aigu. Le stress est à la base de la prolifération de l’hypophyse qui fabrique les androgènes, les pires ennemies de la chevelure. En conséquence, un choc émotionnel violent, des tensions au travail ou au sein de votre famille peuvent être à la base de votre alopécie.

L’hérédité est la principale cause de la calvitie chez les hommes. Alors, si les hommes de votre famille ont souffert de ce problème et que votre crâne commence à se dégarnir, il y a de très fortes chances que vous soyez également affecté par cette pathologie. Enfin, un régime alimentaire déséquilibré et une prise permanente de médicaments sont également des facteurs qui occasionnent l’alopécie.

alopécie

À quel moment faut-il penser à l’implant capillaire ?

Lorsque la calvitie se déclare, il est possible d’opter pour une greffe capillaire afin de masquer l’absence de cheveux et de ne pas avoir un complexe dû à un crâne dégarni. L’implant capillaire ou greffe capillaire est une opération chirurgicale qui se pratique pour contrer les conséquences de l’alopécie.

Lors de cette intervention, le chirurgien implante du cuir chevelu de la partie en arrière du crâne sur les zones qui ont subi l’alopécie (front, golfs des tempes, toupet, etc.). Il est également possible d’assembler du cuir chevelu des surfaces dégarnies avec des parties de la tête plus chevelues.

Cette solution d’implant capillaire est principalement destinée aux hommes qui souffrent d’une alopécie totale et qui ne veulent pas adopter le style de la boule à zéro. Les résultats de cette opération varient d’un individu à un autre. Cependant, dans la majorité des cas, il n’y a aucune chance de rejet et les cheveux greffés poussent bien, car l’implant est généralement réalisé avec les propres cheveux du patient.

De fait, si vous comptez bénéficier d’un implant capillaire en cas d’alopécie, vous commencerez à avoir les résultats attendus au bout d’une période allant de 8 moins à un an au moins.

Quels sont les différents types d’implants capillaires ?

Actuellement, deux types de greffes capillaires sont pratiqués et permettent de recréer une chevelure assez dense sur un cuir chevelu dégarni. Il s’agit de :

  • La FUT (Follicular Unit Transplant) pour une alopécie très avancée : cette méthode consiste en un découpage sur la nuque du patient d’une bandelette de cuir chevelu d’environ 1 cm de hauteur et de 20 cm de largeur. Le chirurgien prélève donc les greffons à l’endroit où les cheveux sont plus épais et très résistants. La bandelette prélevée est fractionnée en groupes de 1 à 4 cheveux qui sont ensuite réimplantés sur la zone dégarnie.
  • La FUE (Follicular Unit Extraction) pour une calvitie naissante : cette technique est récente et également plus recommandée. Elle consiste en un prélèvement des bulbes sur l’arrière de la tête du donneur et en une réimplantation sur les parties dégarnies du patient, à l’aide d’un foret chirurgical de petite taille et d’un diamètre d’un millimètre.

Quels sont les symptômes annonciateurs de l’alopécie ?

La perte de cheveux touche environ un Français sur trois. Si la chute enregistrée ne dépasse pas 1000 cheveux par jour, il n’y a aucun danger. En revanche, si vos cheveux s’arrachent par touffe, c’est le signe annonciateur d’un début de calvitie.

Chez les hommes, plusieurs parties subissent la chute de cheveux : les tempes, le tourbillon, le front, la tonsure et le toupet. Dès que ces symptômes alarmants apparaissent, vous devez consulter un médecin traitant afin d’avoir un avis médical.

À ce jour, on identifie 7 formes différentes d’alopécie chez les hommes :

  • La calvitie diffuse : elle atteint tout le cuir chevelu. En général, ce type d’alopécie est provoqué par des troubles du corps résultant d’une chimiothérapie, d’un manque de fer ou d’une radiothérapie.
  • La calvitie androgénétique : ici, on constate une chute de cheveux anormale chez le sujet. Plus le taux d’androgènes est supérieur dans son organisme, plus les risques d’une alopécie sont élevés. Alors, dès que la ligne frontale commence à reculer et que le front se dégarnit de jour en jour, c’est un symptôme de l’alopécie.
  • La chute de cheveux saisonnière : elle est provoquée par une pathologie, une fatigue sévère ou encore une grossesse.
  • L’alopécie précoce : il est question d’une perte de cheveux qui se déclare au moment de l’adolescence.
  • L’alopécie de traction : cette perte croissante des cheveux est provoquée par une coiffure trop serrée et tirée vers l’arrière.
  • L’alopécie naissante : c’est celle qui commence par les tempes dégarnies. Ensuite, les cheveux situés à l’arrière de la tête deviennent fins et commencent aussi à tomber.
  • L’alopécie héréditaire : dans ce cas, le patrimoine génétique de l’homme joue un grand rôle. Les cellules du cuir chevelu deviennent donc sèches suite à une augmentation anormale des hormones mâles dans le sang.