Les troubles intestinaux touchent la majorité des adultes. Parfois sans gravité, ces troubles intestinaux peuvent devenir extrêmement gênants. Toutefois, il est possible que ces problèmes puissent impacter considérablement votre santé s’ils ne sont pas traités à temps. La stase stercorale fait partie des maladies qui doivent être prises en charge très rapidement. Pour adopter la meilleure solution pour soigner ce trouble, il est nécessaire de mieux le comprendre. Découvrez dans cet article les causes, symptômes, traitements et préventions de la stase stercorale.

La stase stercorale en quelques mots

La stase stercorale désigne une stagnation des selles dans le transit intestinal, plus exactement dans le gros intestin. Il s’agit d’un problème de constipation qu’il ne faut pas prendre à la légère. En effet, une « stase » est une interruption d’un fluide qui ne s’évacue plus correctement du corps. Dans ce cas précis, il s’agit des matières fécales.

La stase stercorale, lorsqu’elle n’est pas traitée à temps, peut amener le patient à être hospitalisé. Les médecins appliquent alors un traitement afin d’évacuer directement les matières fécales et les gaz. Pour plus d’efficacité, une radiographie préalable permet de confirmer le diagnostic, au cas où il s’agirait d’une autre maladie. Pour éviter les complications médicales ou un éventuel passage à l’hôpital, il est conseillé de se renseigner sur la stase stercorale et d’adopter les bons gestes au quotidien.

stase stercorale douleurs abdominales

Les causes possibles de cette pathologie

Beaucoup de facteurs peuvent être à l’origine de la stase stercorale : le manque d’exercices physiques, une mauvaise alimentation, mais aussi la présence de stress et la mauvaise hygiène de vie. Mais la stase stercorale n’est pas une simple constipation occasionnelle.

Des causes plus complexes peuvent la provoquer. Cela se produit par exemple lorsque le côlon perd sa fermeté, c’est-à-dire qu’il ne fait plus son travail correctement. La tonicité n’est plus au rendez-vous, ce qui obligera les aliments à rester stockés à l’intérieur.

Elle peut également venir d’une inertie colique spastique, aussi appelée le syndrome du côlon irritable. Lorsqu’une infection touche le réservoir du rectum, le phénomène appelé « méga rectum » se produit. Les matières fécales volumineuses vont alors encombrer les intestins.

Quels sont les symptômes de la stase stercorale ?

Le premier symptôme de la stase stercorale est la constipation. Vous avez remarqué que l’intervalle entre deux passages aux toilettes est plus long. Les rares fois où vous y aller, il est difficile de faire sortir les selles qui sont dures. Ces dernières sont devenues sèches et dures, provoquant alors des douleurs au niveau de l’anus au moment de la défécation.

Il est important de vous assurer qu’il ne s’agit pas d’une simple constipation fonctionnelle. Celle-ci est surtout d’origine alimentaire et se produit lorsque le système digestif rencontre des difficultés à évacuer. Vous pouvez aussi faire face à une constipation secondaire, due à un autre problème pathologique, comme un cancer du rectum ou du côlon. Dans tous les cas, il est préférable pour le médecin d’identifier tous les antécédents du patient avant de conclure à une stase stercorale.

Si votre état revient à la normale après quelques jours, l’hypothèse d’une stase stercorale sera à écarter. La stase stercorale peut aussi se manifester à travers ces symptômes :

  • Douleurs abdominales aiguës
  • Ballonnements en continu
  • Gaz successifs
  • Perte de poids inhabituelle
  • Présence de sang dans les selles

Si les symptômes ne sont pas assez clairs et précis, il vaut mieux se rendre chez le médecin. Lui seul pourra établir un diagnostic qui permettra de confirmer ou d’éloigner l’hypothèse d’une stase stercorale, à travers des examens plus minutieux.

Les traitements de la stase stercorale

Une fois diagnostiquée, la stase stercorale doit être traitée dans l’immédiat. Afin d’éviter une hospitalisation et une éventuelle opération chirurgicale, il ne faut pas repousser le passage chez le médecin. Ce dernier peut prescrire des laxatifs qui favorisent la défécation du patient. De cette manière, les selles vont sortir plus facilement du rectum et cela évitera les douleurs.

Attention à ne pas abuser de cette solution, car ces médicaments peuvent également endommager et perturber le transit intestinal, vous pouvez prendre des laxatifs naturels pour traiter votre problème intestinal. Par voie orale, cette alternative prendra en général quelques minutes avant de faire effet.

L’usage d’une huile de paraffine sera tout aussi utile dans le traitement de la stase stercorale. En sirop, il s’agit d’un laxatif efficace préconisé. Elle va aider à ramollir et lubrifier le côlon, ce qui permettra de pousser plus facilement lorsque vous serez aux toilettes.

Un lavement anal peut être une autre solution alternative pour soigner cette maladie. Elle est à adopter lorsque la constipation persiste depuis au moins deux jours. Si les difficultés pour aller aux toilettes continuent au-delà de cette période, il est indispensable de vous rendre chez le médecin.

Adopter une alimentation saine pour éviter la stase stercorale

Stase stercorale : les bonnes habitudes à prendre pour l’éviter

Notez qu’il est possible d’éviter de prendre un traitement à base de médicaments face à une stase stercorale. Pour cela, il faudra que vous adoptiez de nouvelles habitudes au quotidien.

Allez aux toilettes quotidiennement

Pour booster le transit intestinal, il y a quelques gestes à adopter tous les jours. La première est de ne jamais se retenir lorsque vous avez envie d’aller aux toilettes. Il est même important que vous y alliez tous les jours afin d’évacuer les selles et d’aider au bon fonctionnement de l’intestin.

Sans prendre cette habitude, votre corps n’aura aucune « motivation » pour éliminer les selles et s’habituera à l’encombrement. Mais comment procéder ? En y allant tous les jours à un moment précis. Choisissez une tranche horaire, que ce soit le matin ou le soir. Le réflexe d’aller à la selle s’installera naturellement dans votre quotidien après quelques semaines. Pour faciliter la descente depuis les intestins, vous pouvez boire un verre d’eau ou bien un jus de fruits bien frais avant de vous rendre aux toilettes.

Adoptez une bonne habitude alimentaire

Boire beaucoup d’eau est également nécessaire pour hydrater les intestins et le côlon. Préférez les eaux minérales riches en magnésium qui sont plus adaptées à ce problème. Les selles seront moins sèches et auront plus de facilité à sortir.

Évitez de consommer trop régulièrement des aliments de fast-food, privilégiez les fruits et les légumes secs, ainsi que les céréales complètes. Riches en fibres, ils aideront à prévenir la constipation. Ces derniers ont aussi une valeur énergétique faible et faciliteront le transit intestinal. Les pruneaux et les kiwis sont vivement recommandés durant cette période. Ils ont des effets laxatifs naturels et peuvent aider la « vidange » des intestins.

Le café noir, sans sucre, augmente également le phénomène de thermogenèse qui brûle les aliments. Dans vos plats, utilisez de préférence de l’huile d’olive, une huile aux vertus inégalées, au lieu de l’huile de tournesol classique.

En plus d’adopter une alimentation équilibrée, il est préférable de manger à la même heure chaque jour. L’organisme fera ainsi son travail correctement pour éviter les gênes et les ballonnements.

Changez vos habitudes quotidiennes

Les exercices physiques doivent s’inscrire dans votre routine journalière. Les mouvements vont stimuler le colon afin que rien ne reste stocké à l’intérieur. De simples exercices à domicile peuvent être un mode de prévention de cette maladie. Vous pouvez aussi faire de la marche, du jogging ou du vélo (en intérieur ou dehors, selon vos possibilités).

Le sport aidera également à contrôler le stress qui est l’une des causes de la stase stercorale. Par ailleurs, veillez à dormir suffisamment et de manière régulière pour améliorer votre transit intestinal.

La stase stercorale peut être identifiée par le médecin grâce à différentes analyses et examens d’imagerie. Celle-ci ne doit jamais être prise à la légère pour éviter d’être hospitalisé et de subir une intervention chirurgicale relativement douloureuse.