Arnica montana désigne une plante médicinale utilisée depuis la nuit des temps et qui s’emploie encore à l’époque contemporaine, notamment en phytothérapie et en homéopathie. Dans ces deux domaines, la plante possède des indications similaires, à savoir l’utilisation traditionnelle pour le traitement d’appoint des traumatismes bénins tels que les contusions, les hématomes et les ecchymoses. Ses extraits servent aussi à soigner les petites affections buccales et à soulager quelques douleurs articulaires, tendineuses et musculaires.

Comment se présente l’espèce végétale Arnica montana ?

Arnica montana est une plante herbacée (non ligneuse). Elle est dite pérenne ou vivace car elle dure plusieurs années et en hiver, elle subsiste dans le sol grâce à son rhizome, qui s’avère une tige souterraine horizontale, pleine de réserves nutritives. C’est le rhizome qui porte les racines.

Arnica montana
Arnica montana est une plante médicinale qui pousse sur le flanc des montagnes. Le remède homéopathique qui en dérive, porte le même nom.

Lancéolées, les feuilles radicalaires de couleur vert pâle sont sessibles et disposées en une rosette aplatie sur le sol. Leurs faces supérieure et inférieure sont parsemées de poils courts et sécréteurs.

Se dressant entre 20 et 60 cm de hauteur, la tige aérienne porte à son extrémité un capitule unique qui prend l’apparence d’une fleur jaune-orangée, d’environ 5 à 8 cm de diamètre. Plus petites que celles de la rosette, les feuilles caulinaires sont opposées et disposées en une ou deux paires. Les fruits forment un pappus poilu et jaunâtre, constitué de 10 à 50 soies. Après fructification, la partie aérienne de la plante dépérit et disparaît de la surface du sol.   

Où pousse cette plante ?

Cette plante aime les sols acides et pauvres en calcaire et en éléments nutritifs et pousse en zones tempérées entre 600 et 2800 m d’altitude, principalement dans les massifs montagneux.

En France, on la trouve dans les Alpes, les Ardennes, le Morvan, le Massif central, les Pyrénées et les Vosges. Dans le parc naturel régional des Ballons des Vosges en Alsace, le Markstein s’avère le lieu privilégié des cueilleurs. Il se situe à 1200 mètres d’altitude et s’étend sur 120 hectares. L’Arnica y pousse avec une densité impressionnante. La plante se multiplie par voie végétative sur de courtes racines.

En Europe, la plante est répandue en Scandinavie, dans la régions des Balkans, au nord de l’Italie, en Allemagne, au nord de l’Espagne et du Portugal. On la trouve aussi en Asie centrale et au sud de la Russie.

Toutefois, Arnica montana se rarefie au fil des années et est même devenue une espèce en danger du fait de son exploitation massive. Elle serait victime de son fulgurant succès.      

Quelles sont les différentes appellations de la plante ?

C’est en 1753 que Carl Von Linné mentionne le vocable Arnica montana comme la dénomination de plante. « Arnica » (avec la première lettre en majuscule) est le nom du genre tandis que « montana » (entièrement en minuscule) est celui de l’espèce. Cette appellation est toujours en vigueur puisqu’elle est retenue dans la quatrième version de la classification botanique des angiospermes établie par l’Angiosperm Phylogeny Group, (APGIV) datant de 2016.

Outre son nom scientifique datant du XVIIIe siècle, Arnica montana est connue sous diverses autres appellations. Il s’agit, entre autres, de :

  • Panacée des chutes ;
  • Herbe aux chutes ;
  • Herbe à éternuer ;
  • Montagnarde qui guérit ;
  • Quinquina des pauvres ;
  • Tabac des savoyards ;
  • Tabac des Vosges ;
  • Plantain des Alpes ;
  • Arnique des montagnes.
Arnica montana
L’arnique des montagnes pousse entre 600 et 2700 m d’altitude. Attention, cette montagnarde qui guérit, est aussi toxique. Il vaut mieux ne pas l’utiliser en l’état !

Quelles en sont les propriétés pharmacologiques ?

Arnica montana a plusieurs propriétés pharmacologiques. Certaines font encore l’objet d’études approfondies alors que la plupart est clairement établie.

Propriétés antiparasitaires, antibactériennes, et antivirales

Le thymol présents dans l’huile essentielle d’Arnica et les lactones sesquiterpéniques sont à l’origine des propriétés antiseptiques, antibactériennes et antifongiques de la plante. Très complexe, leur mode d’action n’a pas encore été clarifié. 

Propriétés vulnéraires d’Arnica

Arnica est employée pour faciliter la guérison des blessures et des plaies.

Propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices

Les lactones sesquiterpéniques contenues dans Arnica montana, lui confèrent une action anti-inflammatoire. Les sesquiterpènes interviennent dans plusieurs mécanismes qui ont lieu pendant le processus inflammatoire. Ils évitent la rupture des membranes lysosomiales, d’une part. Dans les polynucléaires neutrophiles, l’ hélénaline bloque l’activité de plusieurs enzymes intervenant dans la production de prostaglandines proinflammatoires, d’autres part.

En raison de leur aptitude à bloquer l’activité de certaines protéines kinases, La quercétine, le kaempférol, l’apigénine et la lutéoline, tous des flavonoïdes d’Arnica, s’avèrent aussi des inhibiteurs de la prolifération des lymphocytes T. Les flavonoïdes peuvent aussi réduire la libération d’histamine par les mastocytes et les basophiles .

L’inflammation étant à l’origine des œdèmes et de la douleur, les propriétés antalgiques et anti-œdémateuses découlent naturellement des propriétés anti-inflammatoires.

Propriétés anticoagulantes, antithrombotiques et antiagrégant-plaquettaires

Les coumarines présentes dans l’Arnica ont des propriétés anticoagulantes. Les lactones sesquiterpéniques bloquent l’agrégation des plaquettes. Par ailleurs, les flavonoïdes bloquent l’adhésion et l’agrégation des plaquettes. Les phosphodiestérases sont bloquées par l’hispiduline. Cela occasionne une hausse de l’adénosine monophosphate cyclique (AMPc) à l’intérieur des cellules qui, provoque à son tour la baisse significative de l’agrégation plaquettaire.

Propriétés anti-radicalaires et anti-oxydantes

Les flavonoïdes ont, comme tous les polyphénols, une aptitude à piéger les radicaux libres et une capacité antioxydante. Cela leur confère un intérêt croissant dans le traitement et la prévention de maladies inflammatoires, neurodégénératives et cardiovasculaires.

D’abord, les flavonoïdes peuvent neutraliser les agents oxydants qui ont plus d’affinité pour leurs piégeurs (flavonoïdes) que pour les constituants cellulaires.

Ensuite, les flavonoïdes bloquent certaines enzymes intervenant dans la production de radicaux libres. Antioxydants, les flavonoïdes sont capables d’inhiber la carcinogenèse. De plus, ils bloquent la prolifération cellulaire, l’angiogenèse et détruisent le potentiel invasif et métastatique des cellules des tumeurs.

Malaise
L’arnicine contenue dans Arnica montana peut provoquer une intoxication. Et cela peut se traduire par de la diarrhée, et des vomissements, entre autres symptômes.

Quid de la toxicité d’Arnica montana ?  

La toxicité d’Arnica montana est principalement due à l’arnicine, un alcaloïde qu’elle contient pourtant en petite quantité. L’intoxication se manifeste par des symptômes neurologiques (tels que les tremblements, les sueurs froides), des irritations du tube digestif, des troubles digestifs (douleurs abdominales, diarrhées, nausées, vomissements), respiratoires, cardiaques et quelquefois par des accidents hémorragiques. Les cas les plus graves peuvent induire collapsus, coma voire décès.

Les préparations à base d’Arnica ne s’appliquent pas sur des plaies ouvertes ou ulcérées ni sur des brûlures. Le passage de ses composés dans la circulation sanguine pourrait s’avérer toxique. Arnica montana s’utilise désormais en usage externe, sauf en homéopathie. Les lactones sesquiterpéniques qu’elles contiennent, en particulier la teinture, peuvent engendrer des allergies cutanées de type dermatites de contact potentiellement graves (vésicules, eczéma, œdèmes, nécrose.)

Arnica montana et homéopathie

Fondée par le médecin allemand Samuel Hahnemann (1755-1843), l’homéopathie peut se définir comme un doux traitement alternatif du semblable par le semblable. Ce qui est contraire à la médecine dite allopathique qui est plutôt basée sur la loi des contraires.

Principes fondamentaux

L’homéopathie repose sur 3 principes fondamentaux. Il s’agit notamment de :

La loi des similitudes

« Similia similibus curentur », la loi des similitudes a été énoncé pour la première fois par Hippocrate (le père de la médecine) puis repris par Paracelse (1493-1541) en substance en ces termes : toute substance qui, prise à des doses pondérales, est capable de provoquer des symptômes pathologiques chez le sujet sain, est aussi susceptible, à doses infinitésimales, de faire disparaître des symptômes semblables chez le malade qui en souffre .

Le principe de globalité

Chaque patient étant unique, il doit être considéré dans son individualité physichique et physique. Pour lui prescrire un traitement personnalisé et individuel, le médecin homéopathe doi t prendre en compte son mode de vie, l’ensemble des symptômes et leur modalité d’apparition ainsi que son état d’esprit, son caractère.

(En général, le patient type arnica est sensible, inquiet et préfère s’isoler même quand il a très mal et a notoirement besoin d’aide.)

Le principe de dose infinitésimale

Les remèdes homéopathiques élaborés à partir de substances d’origine minérales , animales  ou végétales. Dans le cas d’Arnica montana, la souche doit, d’après la monographie de la pharmacopée française, être obtenue à partir de la plante entière fraîche, et pas seulement à partir des extrémités fleuries cueillies et séchées. L’Arnica montana frâche doit être coupée en petits morceaux (2 à 5 cm) et mise à macérer après détermination de la teneur en eau ou de la perte à la dessiccation, dans de l’éthanol, pendant une période bien définie.

En homéopathie, il y a plusieurs unités de dilution. Il existe des dilutions au dixième, notées DH. Mais la plus courante, la centésimale hahnemannienne, notée CH, correspond à une dilution au centième. Par exemple, un solution homéopathique en 5 CH est une souche diluée au centième 5 fois consécutivement, soit une dilution au 10 000 000 000e).

Entre deux dilutions successives, la solution est énergétiquement secouée : on parle de dynamisation. Cette étape très importante (mais royalement ignorée par les détracteurs) sert à conserver l’efficacité thérapeutique de la solution diluée qui sert à fabriquer granules, doses globules, collyres, entre autres. En général, les souches pures entrent dans la composition des pommades, crèmes et gels. 

Expérimentation et résultats

Très convaincus par les résultats de leurs recherches, Samuel Hahnemann et ses collaborateurs ont expérimenté une centaine de remèdes sur eux-mêmes ainsi que sur leurs famille et amis. De ces expérimentations, il ressort que l’ingestion d’Arnica montana provoque divers symptômes chez un homme sain.

Symptômes généraux

Ils se résument en un état fébrile adynamique, caractérisé par un malade :

  •  Avec un visage devenu rouge et chaud, alors que le nez et le reste du corps restent froids au toucher ;
  • Avec une haleine est fétide ;
  • En proie aux frissons et qui a vivement soif ;
  • S’agitant dans son lit en se plaignant de sa dureté ;
  • Gémissant dans son sommeil et n’aimant être touché (se réveillant juste pour répondre aux questions avant de se rendormir);
  • Présentant une encoprésie simultanée.  
Sommeil intense
Arnica montana peut provoquer beaucoup de torpeur chez un sujet sain. Le malade dort et ne se réveille que pour répondre à quelques questions, avant de se rendormi à nouveau

Symptômes locaux

  • Capillaires artériels et veineux : hémorragie ou aspect d’ecchymoses ;
  • Muscles et tissu cellulaire : courbatures semblables à celles ressenties après des contusions ou un surmenage physique.

La principe des similitudes suggère qu’une préparation homéopathique d’Arnica montana est capable de traiter ces symptômes. Toutefois, les indications de remède sont bien plus étendues.  

Situations et affections typiques qui répondent bien à Arnica

  • Ecchymoses ;
  • Grippe avec courbatures ;
  • Blessures telles que les contusions et les entorses ;
  • Tensions musculaires ;
  • Saignements de nez ;
  • Coups sur la tête :
  • Maux de dents ;
  • Choc après un accident ;
  • Bleu au niveau des yeux.

Ces symptômes peuvent être ceux de la maladie ou des changements qui surviennent simultanément.

Quelles sont les formes galéniques destinées à un usage externe ?

En homéopathie, plusieurs formes pharmaceutiques sont employées uniquement par voie externe. Il s’agit, entre autres, de pommades, de crèmes, de gels, de teintures-mère et de dilutions de teintures-mère. 

Il est possible de trouver en pharmacie, les remèdes homéopathiques de marque suivants :

  • Arnica montana, TM (Cooper, Boiron, Weleda) ;
  • Arnigel, gel (Boiron) ;
  • Arnica, pommade (Boiron).

Pure ou diluée, la teinture-mère d’arnica peut être appliquée sur la peau pour soulager les piqûres d’insectes ou être’utilisée en bain de bouche pour soigner affections buccales, fatigues vocales et angines. Sur la peau, le remède s’emploie comme traitement d’appoint de traumatismes bénins tels que les douleurs articulaires et musculaires, les ecchymoses, les contusions, les entorses et les hématomes. Quant aux gels et crèmes à base d’Arnica, ils sont destinés à traiter les troubles circulatoires comme les varices et les jambes lourdes.

Arnica
Les granules et doses globules d’arnica montana sont utiles pour soulager les traumatismes bénins et à prévenir la fatigue musculaire, entre autres.

Que peut-on traiter avec des granules ou des globules à base d’Arnica montana ?

Il serait fastidieux et prétentieux d’énumérer tous les traitements possibles. Toutefois, il est possible d’en donner un aperçu, à titre purement indicatif. Il ne s’agit nullement de prescription.

Contre fatigue vocale, extinction de voix, enrouement, d’angine et mal de gorge

  • En prévention : prendre 5 granules d’Arnica 9 CH, avant et après l’effort vocal ;
  • Traitement curatif : prendre 3 granules d’Arnica montana 5CH.

Courbatures 

  • Traitement curatif : prendre 3 granules d’Arnica montana 15 CH matin et soir ;
  • Prévention : prendre 3 granules d’Arnica montana 9 CH jusqu’à amélioration.

Varices avec sensation de gonflement et lourdeur

  • Administrer 5 granules de la dilution 9 CH, une ou deux fois par jour jusqu’à amélioration des symptômes ;
  • Boire 5 granules de la dilution 7 CH le matin et le soir ;
  • Prendre 3 granules d’Arnica 5 CH, seulement le soir.

Chute

Prendre 3 à 5 granules d’Arnica montana 5 CH toutes les 30 minutes suivants la chute.

Les adeptes de la randonnée alpine le savent : il faut respecter la montagne en étant prévenant ; et cela passe par avoir quelques médicaments comme Arnica montana avec soi !    

Choc physique

Il faut prendre 5 granules ou une dose globules d’Arnica 9 CH, le plus rapidement possible après le choc. Après cette première administration, il faut 3 à 5 granules de la même dilution toutes les heures. Lorsque les symptômes s’améliorent, il importe d’espacer les prises de deux ou troiq heures jusqu’à disparition complète.

Si le choc a provoqué une peur intense ou de la panique, il est conseillé de prendre un tube dose de la dilution 12 CH, très vite après le choc.  

Accouchement

  • Prendre chaque semaine une dose globule de la dilution 9 CH durant tout le mois qui précède le terme de la grossesse.

Intervention chirurgicale

  • Pendant les 3 jours précédents l’opération, prendre une dose de la dilution 9CH, chaque matin.
  • Ou bien prendre 5 granules d’arnica 9 CH matin et soir durant la semaine qui précède l’intervention, puis une dose globule de la même dilution le jour de l’intervention, et  5 granules d’arnica 9 CH, 3 fois par jour durant une semaine entière.

Fatigue physique et surmenage

  • Prendre 3 granules d’arnica 15 CH, trois par jour () jusqu’à amélioration des symptômes ;
  • Boire une dose globules de la dilution 9 CH au coucher et ce, pendant 3 soirs. Si besoin, il faudra continuer pendant une semaine.

Choc psychologique

Il convient de prendre une dose globule 30 CH le plus tôt possible après l’annonce de la mauvaise nouvelle.  

Randonnée
Un randonneur averti emporte un tube d’arnica montana dans leur sac pour prévenir les courbatures ou soulager d’éventuelles chocs ou blessures en attendant d’aller à l’hôpital..

Quelques associations possibles d’Arnica avec d’autres souches homéopathiques

Les homéopathes peuvent combiner Symphytum à Arnica pour soulager efficacement et plus rapidement les œdèmes. La combinaison Arnica- Vipera redi s’avère très utile contre varices accompagnées d’ ecchymoses et de jambes lourdes.

Arnica peut être associé avec Urtica urens ou Apis mellifica pour traiter rougeurs, brûlures et démangeaisons consécutives à une piqûre d’insecte.

En combinaison avec ledum palustre, Arnica montana vient à bout des rhumatismes et crise de gouttes.

Cas des spécialités homéopathiques de marque contenant de l’Arnica montana

Disponibles en comprimés, en gouttes buvables, plusieurs produits homéopathiques contiennent Arnica et sont destinés à la prise en charge de diverses troubles et situations. Parmi eux, figurent :

  • Acthéane comprimés, efficace contre troubles de la ménopause (y compris les bouffées de chaleurs) ;
  • Sporténine comprimés, un remède destiné à soulager courbatures, fatigue musculaire et crampe.
  • Homéogène 9 comprimés servant à soulager les enrouements de voix et les maux de gorge ;
  • L 52, une solution buvable pour traiter courbatures fébriles, asthénie post-grippale, états grippaux, toux non productives ;

Il est conseillé de se référer à la notice intérieure pour connaître les posologies, des précautions d’emploi et des contre-indications éventuelles. A noter que ce type de spécialités ne devraient pas être administrées aux enfants de moins de deux ans. Par mesure de sécurité, celles contenant de l’alcool sont strictement déconseillées aux femmes en grossesse et à celles qui allaitent.

Contre-indications

Granules et globules ont très peu de contre-indications. Ils ne devraient pas être utilisés chez les personnes ayant une intolérance au galactose ou au fructose, un déficit en sucrase / isomaltase ou un syndrome de malabsorption du galactose ou du glucose.

Conseils d’usage

Adultes et adolescents doivent faire fondre les granules et les globules sous la langue. Il est toutefois possible de les boire avec de l’eau comme des comprimés. Chez les bébés et les petits enfants, il est recommandé de dissoudre les granules dans un peu d’eau et de leur faire boire la solution obtenue à la petite cuillère.

Par ailleurs, il est conseillé de prendre les médicaments homéopathiques à distance des repas. Il faut notamment les boissons et aliments tels que le thé, le café, la menthe et l’alcool qui peuvent altérer l’efficacité des produits homéopathiques. 

Quel est l’usage vétérinaire d’Arnica montana en homéopathie ?

Les laboratoires homéopathiques (notamment Boiron) combinent différentes dilution de la teinture mère d’Arnica montana avec d’autres souches pour élaborer des spécialistés homéopathiques de marque, disponibles dans divers conditionnements. A leur nombre, figurent :

  • PVB Rhumatismes GA ;
  • Rhumatyl ;
  • Traumasedyl.

Ces 3 médicaments estampillés Boiron sont des solutions buvables en gouttes qui sont dérivés d’Arnica montana 4 CH. Ils servent, aussi bien chez les animaux d’élévage (ovins, bovins, porcins, caprins, équins) que chez les animaux de compagnie comme le chien et le chat, à traiter Les contusions et les douleurs de l’appareil locomoteur.

Ces spécialités homéopathiques vétérinaires sont régulièrement employées au cours de la gestation et de la lactation des animaux, même si leur innocuité n’a pas été étudiée sur ces animaux.

  • PVB Poudre Calcique

Cette poudre orale contient de l’Arnica montana 3 DH, combinée avec Ruta graveolens, Symphytum officinale, Sulfur iodatum, Calcarea phosphorica / fluorica / carbonica). Elle permet de venir à bout des troubles du métabolisme calcique chez plusieurs types d’animaux d’élévage (ovins, bovins, porcins, équins, caprins).

Arnica montana et phytothérapie

Traitements destinés aux humains

Plusieurs  autorités de santé telles que l’OMS et la coopération scientifique européenne en phytothérapie (ESCOP) reconnaissent l’usage traditionnel externe d’Arnica montana pour le traitement des piqûres d’insectes, des entorses, des ecchymoses, des douleurs de l’arthrose, des aphtes et des gingivites. Dans ce cadre, plusieurs préparations ont été officiellement enregistrées ou ont obtenu une autorisation de mise sur le marché. Il s’agit, entre autres, de ;

  • Teinture d’Arnica, compresse imprégnée (Gilbert) ;
  • Arnican 4%, crème (Cooper) ;
  • Arnica du St-Bernard, gel (Merck).

Outre les médicaments, des préparations cosmétiques sont disponibles en parapharmacie et indiquées pour traiter une variété de traumatismes : foulures, entorses, hématomes, contusions, ecchymoses, douleurs tendineuses, musculaires et articulaires, entre autres. Il s’agit par exemple de :  

  • Dolorès, (une lotion de massage à l’Arnica estampillée Vegemedica) ;
  • Arnica fort, gel (un gel de marque ADP) ;
  • Neuriplege activ’gel Arnica (Genevrier) ;
  • Cicabio arnica+(une crème signée Bioderma) .
Arnica montana
Arnica montana est aussi disponible en lotion de massage.

En usage vétérinaire

Il existe plusieurs produits de phytothérapie disponibles en parapharmacie et à soulager les animaux d’élevage ou de compagnie. L’on peut par exemple mentionner les gels pour chevaux

  • Ekylaxyl Gel (Audevard),
  • Arnicagel+ (Greenpex) et
  • Arnica Leg Gel (Pommier nutrition,  Farnam  ou Horse Master)

Ils servent tous de massage pour préparer des efforts intenses en compétition ou en entraînement ainsi qu’à faciliter la récupération après l’activité. Ils servent aussi à soulager piqûres d’insectes, entorses, douleurs articulaires et tendineuses.

Sources :

  • http://www.scc-quebec.org/wp-content/uploads/2017/08/Arnica-Camille-Gouneau-2016.pdf
  • https://www.ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/a556b654768ae9cc48f4d8a660d459df.pdf
  • https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01532202/document