Les adeptes de la médecine naturelle sont aujourd’hui nombreux à faire l’éloge de la phytothérapie, cette thérapie alternative et complémentaire basée sur l’utilisation des plantes et de leurs extraits pour la prévention et le traitement de certains maux du quotidien. Découvrez dans cet article dans quels cas se tourner vers cette pratique et comment utiliser les plantes et leurs extraits pour se soigner en toute sécurité.

Dans quels cas faire appel à la phytothérapie ?

Les plantes sont utilisées depuis la nuit des temps par l’Homme pour prévenir et traiter certains troubles et maladies. Délaissées durant un certain temps, elles commencent depuis quelques années à retrouver leurs lettres de noblesse en médecine. La phytothérapie est d’ailleurs désormais reconnue par l’OMS (Organisation Mondiale de la santé) comme une médecine conventionnelle.

Si l’efficacité de cette médecine traditionnelle dans le traitement de maladies graves telles que le reste encore à démontrer, son efficacité n’est plus à prouver contre certains troubles et maux du quotidien. En effet, elle permet entre autres de soulager les douleurs articulaires, atténuer les troubles de l’humeur, réguler le transit intestinal, renforcer le système immunitaire, améliorer la circulation sanguine, mais aussi de renforcer la mémoire et la concentration. Les spécialistes estiment que les plantes peuvent remédier à 75 % des maladies et des troubles peu graves.

Quelques exemples de plantes médicinales

Selon le Journal Officiel paru en juin 2014, 540 plantes en vente libre sur le marché en France peuvent aujourd’hui être exploitées dans la pharmacopée. Les bienfaits de ces plantes sur la santé ont été testés et validés cliniquement. Parmi ces plantes en question, on peut citer notamment :

  • Le millepertuis qui est utilisé pour lutter contre la dépression légère à modérée.
  • L’échinacée qui apaise les symptômes du rhume.
  • L’actée à grappes noires qui réduit les symptômes de la ménopause.
  • Le gingembre qui soulage les nausées et les vomissements.
  • Le ginkgo biloba qui améliore les performances mentales.
  • L’ail qui réduit le taux de cholestérol et favorise ainsi la circulation sanguine.
  • Le marronnier d’Inde qui lutte contre l’insuffisance veineuse chronique.
  • L’arnica qui soulage les ecchymoses.

Vous pourrez vous procurer la plupart de ces plantes sur Herbes du Monde et y trouver de nombreux conseils pour les utiliser.

Sous quelles formes peut-on utiliser les plantes ?

En phytothérapie, les plantes peuvent être utilisées sous plusieurs formes.

La tisane

La tisane est la manière la plus simple de profiter des bienfaits d’une plante. C’est la forme d’utilisation traditionnelle par excellence. Si vous utilisez seulement les fleurs de la plante, le mieux est de faire une infusion. Par contre pour les feuilles épaisses, les écorces et les racines, c’est la décoction qui est indiquée.

La poudre

Depuis quelques années maintenant, les plantes se consomment également sous forme de poudre conditionnée en gélule. Pour obtenir cette forme, il faut broyer la plante sèche jusqu’à obtenir des particules fines de 100 à 300 microns. La fabrication se fait soit en officine, soit en laboratoire.

La teinture mère

Également connue sous le nom de macération hydro-alcoolique, la teinture mère (TM) est une macération de plantes fraîches dans de l’alcool généralement conditionnée en flacon avec compte-gouttes. Cette forme a l’avantage de se conserver jusqu’à 5 ans, mais suite à certaines réglementations européennes assez restrictives, elle pourrait disparaître des officines d’ici quelques années.

La suspension intégrale de plante fraîche

Il s’agit de l’un des modes d’utilisation les plus récents des plantes. Pour l’obtenir, il faut recourir au cryobroyage (pulvérisation à l’azote liquide à -196°) juste après la récolte des plantes. Le produit obtenu est ensuite mis en suspension dans de l’alcool à 30° et conditionné en flacons de verre ou en ampoules buvables. Les plantes conservées sous cette forme sont relativement chères et sont surtout utilisées pour les traitements prolongés.

L’extrait fluide de plante fraîche standardisée

Tout comme la suspension intégrale de plante fraîche, l’extrait fluide de plante fraîche est obtenu par cryobroyage à la différence que les principes actifs sont extraits dans un mélange d’eau et d’alcool à des degrés croissants.

Les extraits fluides classiques

Ils sont obtenus par lixiviation, c’est-à-dire par extraction du principe actif contenu dans de la poudre de plante sèche par passages répétés dans de l’alcool. C’est l’une des formes les plus concentrées existant à ce jour. Ils contiennent la même proportion de principes actifs que la plante sèche.

Les extraits secs

Moins stables que les extraits fluides classiques, les extraits secs sont cependant au moins 5 fois plus concentrés. Sous forme de gélules ou de comprimés, ils sont à différencier de la poudre.

Précautions d’usage

Si la phytothérapie est une médecine naturelle, les plantes contiennent des principes actifs qui, au-delà d’une certaine dose, peuvent nuire à la santé. La concentration en principes actifs peut varier selon la forme utilisée de la plante. Par ailleurs, ces principes actifs peuvent aussi interagir avec les principes actifs d’autres plantes, des médicaments ou encore des compléments alimentaires. Quelques précautions s’imposent donc si vous souhaitez utiliser les plantes dans le cadre d’un traitement.

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Avant d’entamer tout type de traitement, il est fortement conseillé de demander l’aval de votre médecin, surtout, si vous souffrez d’une maladie chronique, si vous êtes enceinte, si vous allaitez ou si vous comptez donner le traitement à un enfant. Dans l’idéal, il est judicieux de faire appel à un phytothérapeute diplômé pour éviter tout désagrément. Pour trouver un spécialiste de confiance, fiez-vous au bouche-à-oreille ou faites des recherches sur internet. Dans ce deuxième cas, privilégiez ceux recommandés par les sites médicaux dédiés en médecine naturelle.

Aussi, pour trouver vos plantes, mieux vaut acheter vos plantes en herboristerie ou encore en pharmacie. Vous serez ainsi assuré de bien connaître la quantité de plantes que vous devez utiliser en fonction de la dose prescrite. S’il est tentant de cueillir les plantes soi-même pour faire des économies, il faut dans tous les cas s’abstenir. Vous pourriez vous tromper dans le dosage ou pire, vous tromper de plantes, car certaines se ressemblent énormément.