En France, on pense qu’environ 5 millions de personnes seraient concernées par les troubles auditifs. Un chiffre largement approximatif puisqu’un Français sur deux n’a jamais franchi la porte du professionnel de santé auditive. Pourtant, la perte auditive est un problème de santé important qu’il faut traiter dès l’apparition des premiers symptômes. D’autant que de nombreuses solutions existent pour compenser cette perte, comme l’utilisation de la prothèse auditive.

Porter des appareils auditifs est une solution efficace pour aider la personne malentendante à reprendre confiance en soi et à participer aisément à des conversations. Seulement, plus la pose de l’appareillage est tardive, plus il est difficile de corriger le trouble auditif. Et au-delà du critère d’efficacité, il faut également réagir le plus tôt possible aux premiers symptômes puisqu’il s’agit avant tout d’une question de santé. En effet, les scientifiques répètent que la perte auditive, si elle n’est pas traitée, favorise le déclin cognitif.

Problèmes auditifs : une forte prévalence chez les seniors

Le vieillissement de l’oreille est un processus qui s’amplifie avec l’âge : on parle alors de presbyacousie, le trouble auditif courant chez les personnes âgées de 60 ans ou plus. À l’âge adulte, la perte auditive n’est pas ressentie par la personne mais elle devient problématique lorsqu’elle provoque une gêne dans les conversations. Ce trouble affecte avant tout les fréquences aigues puis s’étend aux sons graves préservés jusqu’alors. Voilà pourquoi les seniors entendent toujours les voyelles mais ont du mal à distinguer les consonnes (comme le S et le F).

Les spécialistes des troubles auditifs recommandent idéalement un dépistage dès l’enfance. Et si les résultats de l’examen sont normaux, le dépistage peut être renouvelé tous les cinq ans. Seulement, aucune structure en France ne propose ces dépistages réguliers. C’est la raison pour laquelle le traitement de la perte auditive tend à être tardif : une fois à 65 ans, les seniors sont contraints de faire des examens pour prendre les mesures qui s’imposent.

Pourquoi faut-il s’appareiller le plus tôt possible ?

Les scientifiques recommandent de porter des aides auditives bien avant qu’elles soient indispensables, dès lors qu’un dépistage a permis d’identifier les troubles auditifs. En effet, une surdité grave peut entraîner la destruction des centres nerveux de l’audition ainsi que des troubles de la compréhension. Des dommages auxquels l’appareillage auditif n’apportera pas une solution miracle.

Par ailleurs, plus l’utilisation d’appareillage est tardive, moins elle sera efficace. En effet, l’absence de stimuli auditifs entraîne progressivement une diminution des capacités de compréhension de la personne malentendante. Plus cette période de privation sensorielle (absence de stimuli) s’étend dans le temps, plus il sera difficile pour le patient de se familiariser avec son appareillage et donc de surmonter la gêne sociale occasionnée par la perte auditive. De leur côté, les audioprothésistes chez VivaSon recommandent de s’équiper dès que possible après le dépistage, afin de préserver au maximum ses capacités de compréhension.

Autre avantage de l’appareillage auditif, c’est que porter ces dispositifs permet de ralentir le déclin cognitif. En effet, une perte auditive considérable impacte directement sur la santé des personnes malentendantes, tout en favorisant une accélération du déclin cognitif, en l’absence d’une correction adaptée. Il est même probable que la perte auditive multiplierait le risque de maladies dégénératives, comme celle d’Alzheimer.

Oreille

Enfin, les prothèses auditives sont bien connues pour améliorer considérablement les capacités de compréhension orale, à condition qu’elles soient finement ajustées suivant l’audition de la personne malentendante. En portant une aide auditive adaptée, participer à des conversations sans la moindre gêne est de nouveau possible et moins fatigante. La personne autrefois malentendante retrouve confiance en soi et ne fait plus répéter constamment son entourage. D’ailleurs, certains dispositifs auditifs offrent des fonctionnalités pointues pour offrir un confort optimal dans un environnement bruyant.

Seuls 30% des personnes malentendantes sont appareillées

Il faut savoir qu’en France, une certaine résistance psychologique constitue encore un frein à l’utilisation des appareillages auditifs. En effet, les Français ne se soucient que très peu de leur santé auditive. De plus, les débuts de la presbyacousie étant très discrets, la personne atteinte ne s’aperçoit pas encore des premiers symptômes. Elle peut même refuser d’admettre que ce ne sont pas les autres qui parlent mal. Le résultat est que les personnes malentendantes font rire plus d’un, alors que les aveugles, quant à eux, suscitent l’empathie.

Or, il est avéré que les dispositifs d’aide auditive sont de plus en plus abordables sur le marché. Hormis le facteur de résistance psychologique, il est désormais plus facile pour une personne malentendante d’effectuer un diagnostic et d’acquérir une prothèse auditive. D’autant plus que les mesures comme la réforme 100% santé tendent à faciliter l’accès des Français aux dispositifs d’aide auditive.