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Chaque année, près de 9 millions de Français reçoivent une anesthésie générale pour les rendre insensibles aux douleurs susceptibles d’être engendrées par les opérations chirurgicales. L’anesthésie générale est une procédure anesthésique qui induit une perte de conscience et une analgésie réversibles pour permettre aux chirurgiens d’opérer un patient. Comme en témoignent les résultats de l’enquête réalisée par le SFAR et l’Inserm, l’utilisation d’anesthésie générale est courante chez les chirurgiens-dentistes, mais le principe de fonctionnement de la procédure n’est pas encore totalement clair.

Anesthésie générale : comment ça marche ?

L’anesthésie générale est par définition l’induction d’un coma médicalement provoqué à l’aide d’une de dispositifs qui rendent le patient insensible et inconscient. Après l’administration de l’anesthésie par voie intraveineuse ou par inhalation, le patient est donc incapable de ressentir de la douleur et peut aussi souffrir d’amnésie. Les médicaments sont généralement administrés par un médecin anesthésiste secondé par un inhalothérapeute, qui surveillera les signes vitaux et le taux de respiration tout au long de l’intervention. Quoi qu’il en soit, l’anesthésie générale est l’un des procédés anesthésiants les plus utilisés depuis sa découverte en 1842, lorsque Crawford Long administra de l’éther diéthylique à un patient et réalisa la première opération chirurgicale exempte de douleur.

Quelques faits sur l’anesthésie générale :

  • l’anesthésie générale est la première phase de toute opération chirurgicale ;
  • l’administration de l’anesthésie générale n’est pas exempte de risques, mais elle est plus ou moins fiable une fois réalisée correctement ;
  • une conscience peropératoire involontaire peut survenir très rarement chez le patient ;
  • nausées et vertiges figurent parmi les effets secondaires de l’anesthésie générale.

Anesthésie générale : pour quelles interventions dentaires ?

De nombreux patients redoutent les fastidieuses et douloureuses interventions dentaires, ainsi que les aspects désagréables qui leur sont associés. Connus sous le nom de stomatophobie, la peur du dentiste résulte d’une mauvaise expérience dentaire chez le patient qui n’osera plus s’adresser à un professionnel de santé même s’il en a vraiment besoin.

Heureusement, en plus d’un accompagnement psychologique ponctuel ou permanent, il existe une solution médicale pour aider ces patients angoissés à venir à bout de leurs maux de dents. Et ce, sans pour autant endurer la douleur tant redoutée. Il s’agit de l’anesthésie générale qui permet d’annihiler toute sensation de douleur, quel que soit le type d’intervention dentaire. Le patient ne ressent rien tout au long de l’intervention et après son réveil, il ne se souvient de rien. Que ce soit pour limer plusieurs dents d’une demi-arcade, réaliser des obturations ou encore l’extraction de dents avec leurs racines, l’anesthésie générale est la procédure idéale pour annihiler toute sensation de douleur en bloquant les signaux électriques des terminaisons nerveuses.

Par ailleurs, il arrive que le patient soit allergique à certains anesthésiants locaux ou encore aux principes actifs de la sédation. L’anesthésie générale constitue une alternative idéale pour réaliser les soins dentaires sans la moindre douleur. Il se peut aussi que le patient ait mal au cœur pendant ses soins dentaires : l’anesthésie générale est alors la solution privilégiée pour réaliser les soins, les interventions chirurgicales et même la pose d’implants. Dans de tels cas, la plupart des établissements, dont une clinique dentaire à Paris, proposent un chirurgien-dentiste et un anesthésiste pour réaliser les soins souhaités sans aucune douleur.

Traitement dentaire sous anesthésie générale : quels effets secondaires ?

Outre les nausées et vomissements, plusieurs effets secondaires risquent de survenir après l’opération chirurgicale dentaire, mais la plupart de ces effets ne durent pas longtemps :

  • amnésie temporaire et confusion, notamment chez les sujets âgés,
  • vertiges,
  • dysurie temporaire (difficulté à uriner),
  • ecchymoses ou douleurs causées par les perfusions intraveineuses,
  • frissons,
  • maux de gorge dus aux troubles du tube respiratoire.

Anesthésie générale : quels risques pour le patient ?

En théorie, l’anesthésie générale est un procédé fiable même chez les patients particulièrement souffrants. On peut même dire que c’est la procédure chirurgicale elle-même qui offre le plus de risques.

Cependant, les seniors et les sujets qui subissent de longues procédures chirurgicales sont plus à risque : confusion postopératoire, crise cardiaque, pneumonie et AVC figurent parmi les effets indésirables susceptibles de survenir.

Par ailleurs, certaines situations particulières multiplient les risques d’apparition d’effets secondaires :

  • l’apnée obstructive du sommeil,
  • troubles cardiaques, hépatiques ou respiratoires,
  • hypertension artérielle,
  • alcoolisme,
  • prise de tabac,
  • hypersensibilité à au principe actif de l’anesthésie,
  • prise d’aspirine ou d’autres médicaments pouvant favoriser le saignement,
  • allergies diverses,
  • diabète,
  • conscience peropératoire,
  • obésité et œdème.

Quoi qu’il en soit, l’anesthésie générale entraîne très rarement la mort : l’enquête du SFAR (Société française d’anesthésie-réanimation) et de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) rapporte 0,69 mort pour 100 000 anesthésies.

Consommation d'alcool

Zoom sur la conscience peropératoire involontaire

Cette condition médicale fait référence aux rares cas où le patient signale un état de conscience au cours d’une opération, juste après le moment où l’anesthésie aurait dû supprimer toute sensation. Ainsi, certains patients pourraient être conscients durant l’intervention chirurgicale dentaire, d’autres pouvant même ressentir de la douleur. Il faut savoir que le réveil peropératoire est extrêmement rare et touche environ un patient sur 19 000 sous anesthésie générale. Mais le problème est qu’en raison des myorelaxants administrés parallèlement à l’anesthésie, le patient n’est pas capable de signaler à son chirurgien ou anesthésiste qu’il est toujours conscient lors de l’opération.

La conscience peropératoire est plus probable lors d’une chirurgie d’urgence, pouvant conduire à des problèmes psychologiques à long terme. Mais le plus souvent, le réveil, impliquant uniquement le sens auditif, est de courte durée et se produit avant l’intervention chirurgicale. Et elle résulte le plus souvent des facteurs de risque suivants :

  • troubles cardiaques ou pulmonaires,
  • consommation excessive d’alcool,
  • chirurgie d’urgence,
  • opération césarienne,
  • erreur d’anesthésiste,
  • recours à certains médicaments particuliers,
  • dépression.

Au vu des différents risques que présente l’anesthésie générale, il ne faut pas considérer cette procédure comme un soin banal. L’anesthésie générale doit donc intervenir uniquement si les techniques psychologiques effectuées au cabinet dentaire ont échoué.